Des produits alimentaires moins nutritifs qu’il y a 60 ans

Des produits alimentaires moins nutritifs qu’il y a 60 ans

Comme nous en avons parlé dans un article précédent, manger bio permet de consommer des produits plus riches en vitamines, protéines et...


Comme nous en avons parlé dans un article précédent, manger bio permet de consommer des produits plus riches en vitamines, protéines et autres nutriments. Malgré cela, les produits bio d'aujourd'hui ont perdu en qualité par rapport à ceux que mangeaient nos grands-parents. En effet, d'après une dizaine d'études sur le sujet effectuées entre 1997 et aujourd'hui résumées dans le travail de Brian Halweil, "Still No Free Lunch", même les aliments les plus sains ont perdu la moitié voire les trois-quarts de leurs qualités nutritionnelles en 60 ans.

Des fruits et légumes plus pauvres en vitamines

Vous avez probablement souvent entendu dire que l'orange est pleine de vitamine A mais savez-vous qu'une orange aujourd'hui en contient 21 fois moins qu'il y a 50 ans ? Une étude canadienne démontre en effet une diminution vertigineuse du taux de vitamine A dans 17 fruits et légumes différents sur les 25 du panel étudié par les chercheurs. Ainsi, il faudrait consommer 21 oranges pour profiter des apports en vitamines qu'une seule orange contenait à l'époque. Il en va de même pour la pêche qui, dans les années 50, possédait 26 fois plus de vitamines qu'aujourd'hui.

Cas extrême, l'oignon et la pomme de terre en sont aujourd'hui totalement dépourvus alors qu'ils en contenaient encore il y a un demi-siècle.

1 pomme des années 50 vaut 100 pommes actuelles

La vitamine A n'est d'ailleurs pas la seule concernée puisque l'on remarque aujourd'hui une chute importante du taux de vitamine C dans des produits tels que les pommes. En effet, une seule pomme contenait 400 mg de vitamine C dans les année 50 alors qu'aujourd'hui les grandes surface ne proposent que des cagettes standardisées de pommes en contenant seulement 4 mg, soit 100 fois moins. D'après le docteur en science de l'environnement Philippe Desbrosses (Université Paris-VII), cette diminution est due à la volonté de l'industrie agroalimentaire de ne sélectionner que les produits les plus solides et les plus esthétiques au détriment de leurs apports nutritionnel, le tout après un nombre incalculable de croisements.

Moins de fer dans les céréales et la viande

La qualité des viandes que nous consommons dépend grandement de ce que le bétail lui-même consomme : les céréales. Aujourd'hui, le blé, le soja ou encore le maïs sont beaucoup plus pauvres en fer, en cuivre et en zinc qu'autrefois notamment à cause de leur production intensive. Ces céréales diminués en apports nutritionnels sont alors donnés à manger aux animaux qui sont logiquement moins bien alimentés qu'il y a 60 ans.

Les céréales sont plus pauvres en fer, zinc et cuivre

Logiquement, ces animaux donneront une viande plus pauvre en micro-nutriments importants pour le bon fonctionnement de l'organisme, comme le montre l'étude du chercheur David Thomas. Celui-ci explique qu'un même morceau de viande est 2 fois plus pauvre en fer que dans les années 50. Le lait subit également cette perte de nutriment en présentant un taux beaucoup plus bas d'acides gras essentiels indispensables au bon fonctionnement du cerveau et du système nerveux.

En cause : l'agriculture intensive

Il y a différentes causes à ce phénomène mais la plupart d'entre-elles sont liées à l'agriculture intensive : appauvrissement des sols, fruits et légumes récoltés trop tôt, produits bourrés de conservateurs et d'engrais chimiques, sélection rigoureuse qui privilégie l’apparence et la résistance... Cette course au rendement, accentuée ces dernières année, se fait alors au dépit des qualités nutritionnelles des produits qui perdent tout intérêt pour la santé. Ainsi le chercheur Brian Halweil démontre qu'en ce qui concerne les céréales, plus le rendement est fort et moins on trouve de protéines. De même pour la tomate qui perd en vitamine C, antioxydants et bêtacarotène.

L'agriculture biologique, plus respectueuse de l'environnement et plus portée sur la qualité des produits, peut inverser cette tendance à condition de ne pas adopter les mêmes modes de production pour obtenir de meilleurs rendements dans les années à venir. De plus, pour que les produits bio possèdent le plus d'apports nutritionnels possible, il est important de ne cueillir les végétaux qu'une fois mûrs.

La solution : manger bio mais pas que...

En d'autres termes, si vous souhaitez consommer des aliments le plus riche possible en nutriments, il faut choisir des fruits et légumes récoltés à maturité, des produits issus d'une agriculture non intensive et chercher des variétés plus rares que les produits standardisés du commerce. Si vous ne savez pas où trouver des produits bio de qualité, pourquoi ne pas faire appel à un chef à domicile qui viendra préparer chez vous des plats sains avec des ingrédients achetés chez des producteurs locaux.

Déclinaison de saumon, asperges et framboises du chef à domicile sur Nîmes Nabil Hillion

Les cuisiniers du réseau proposent également de vous apprendre à cuisiner ces produits sains grâce à des recettes gourmandes et originales pendant un cours de cuisine bio à domicile. Vous pourrez ainsi régaler votre entourage avec des plats riches en nutriments et bons pour la santé.

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Écriture et gastronomie, quoi de mieux pour créer des articles appétissants ? Pour moi qui aime les deux et qui étudie la communication web, c'est en tout cas un plaisir de les écrire !

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