Chef à domicile sur Chaville : Anto Cocagne

Chef à domicile sur Chaville : Anto Cocagne

Fière de ses origines, La chef à domicile sur Chaville Anto Cocagne est une cuisinière à la bonne humeur communicative qui...


Fière de ses origines, La chef à domicile sur Chaville Anto Cocagne est une cuisinière à la bonne humeur communicative qui vous fera oublier vos préjugés sur la cuisine africaine. Son plaisir : faire découvrir aux gens les délices de la cuisine afro, accompagné subtilement d'une "French Touch culinaire" ! Tous les détails de son parcours ci-dessous :

Chef à domicile Chaville Anto Cocagne

Interview du chef à domicile

- Peux-tu nous raconter d'où te vient ta passion de la cuisine ?

Je viens d’une culture où la cuisine a une grande importance. Au début, je ne savais pas que cela pouvait être une passion, vu que dans la culture dans laquelle j’ai grandi, toute femme qui se respecte doit savoir cuisiner.

J’ai toujours aimé les grands repas de famille, où chacun devait ramener un plat ou ces moments où avec ma grand-mère, ma mère, mes tantes et mes cousines nous nous retrouvions ensemble pour concocter des plats dans la bonne humeur.

Après ma 3ème, lorsque il a fallu réfléchir à une orientation professionnelle, je ne me suis pas orientée tout de suite vers la cuisine. J’y pensais, et je voulais le faire, mais j’avais peur d’être la risée de la famille. Je suis issue d’une famille d’intellectuels, avec un père ingénieur, une mère nutritionniste, un frère docteur en pharmacie, un autre expert comptable et une sœur ingénieure. En voulant faire de la cuisine mon métier, je faisais donc un peu tâche.

Pour rassurer mon père, j’ai eu un bac en sciences éco, avec en projet de faire carrière dans la banque et les assurances. Mais ma passion pour la cuisine a vite pris le dessus et j’ai finalement réussi à convaincre mes parents de me laisser venir en France pour me former.

- Où as-tu été formée à l'art de la cuisine et dans quels établissements as-tu travaillé ?

L’art de la cuisine je l’ai apprise auprès de ma mère et de ma grand-mère.

J’ai ensuite perfectionné mes connaissances en préparant un BTS Hôtellerie restauration option B, au Lycée Hôtelier Lesdiguières de Grenoble

Puis j'ai voulu développer mes capacités de management en préparant une licence professionnelle DUR (Direction des unités de restauration) à l’Université Pierre Mendès France de Grenoble.
Durant ces 3 ans, j’ai fait des stages en cuisine à l’Hôtel Intercontinental Carlton de Cannes, et au restaurant Le Souléias de Croix Valmer auprès de Eric Pras, chef MOF, ayant actuellement 3 macarons au guide Michelin.

Après la Licence, je suis montée à Paris pour intégrer l’École Supérieure de Cuisine Française Grégoire Ferrandi, où j’ai préparé un Bachelor Restaurateur option TOR (Traiteur organisateur de réceptions). Durant cette formation, j’ai fait des stages auprès de grands traiteurs parisiens tels que Lenôtre, Potel et Chabot, Butard Enescot, Lubré réceptions, Saint Clair Le traiteur, ...

Après mes stages de formation, j’ai travaillé comme chef intermittent en France pour Potel& Chabot, Duval Traiteur et certaines Hôtels du Groupe Accor.

Enfin, aux USA, j'ai travaillé comme chef de partie pour l'Hôtel Hilton de Hilton Head Island en Caroline du Sud.

- Comment définis-tu ta cuisine ?

Ma cuisine est une cuisine africaine revisitée de façon moderne. Je souhaite mettre en valeur les produits africains et les saveurs africaines de mon enfance et faire voyager mes convives en leur proposant une découverte étonnante de produits et de saveurs qu’ils ne soupçonnent pas.

- Quels produits aimes-tu le plus travailler ?

J’aime beaucoup travailler le poisson car j’en raffole, et aussi parce que c’est un aliment que je connais très bien étant donné qu’au Gabon, pays d’où je suis originaire, le poisson coûte moins cher que la viande. De plus, Libreville, la capitale, se trouve au bord de l’Atlantique.

- As-tu un plat signature ?

Non pas encore. On m’a souvent posé la question, mais jusqu’à présent je n’avais jamais pensé que c’était important. Maintenant que vous aussi vous m’avez posé la question, je vais y réfléchir sérieusement.

- Admires-tu un chef en particulier ?

Cyril Lignac est un modèle, un mentor, c’est pour moi le chef par excellence car il a réussi à changer l’image de la profession en France. Il est entré dans les maisons de chaque français, il a imposé son style, il a diversifié son offre pour s’adapter à tous les segments de clientèle. C’est un génie !

- Quelle influence tes voyages ont-ils eu sur ta cuisine ?

J’ai voyagé aux USA, en Australie, Londres, Italie, Singapour, Egypte. Tous ces pays m’ont permis de me rassurer dans le fait que la gastronomie africaine a réellement une place et un avenir. Ces voyages m’ont permis d’être plus dans le partage, et d’adapter mon savoir-faire au palais de mes convives sans en dénaturer la source.

- Pourquoi as-tu voulu devenir chef à domicile ?

La première raison est que : « si la montagne ne vient pas à Mahomet, c’est Mahomet qui va à la montagne ». Beaucoup de personnes ne vont pas dans les restaurants afro, à cause de différents a priori : trop bruyant, trop d’attente, accueil et service de mauvaise qualité, quartier laissant à désirer.

Le fait de me déplacer à domicile rassure les clients. Ils sont chez eux, ils n’y a qu’eux, étant moi-même dans le partage, c’est un vrai moment de convivialité.

- Quelle est ta plus belle expérience de cours de cuisine ?

Ma plus belle expérience a été de faire des ateliers de cuisine pour des personnes qui voulait apprendre la cuisine africaine. Je ne pensais pas qu’il y avait une réelle demande dans ce domaine. Rencontrer cette cliente complexée parce qu’elle ne savait pas cuisiner afro, et l’aider à épater son mari et surtout sa belle-mère a été une de mes plus belles victoires.

- Selon toi quelle est la différence entre un repas au restaurant et un repas avec un chef à domicile ?

Pour moi, en terme d’organisation, c’est mieux d’être chef à domicile car je vends avant de produire.

Pour le client, aller au restaurant lui demande de se déplacer, de prendre son repas dans un temps imparti surtout s’il vient en transport en commun. Cela implique de prendre le risque d’être dans un cadre bruyant ou trop calme et de cohabiter avec les autres clients

À l'inverse, recevoir un chef à domicile ne nécessite aucun déplacement ou si c’est le cas, vous serez dans un lieu connu, dans un cadre plus intime.

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COMMENTAIRES

  1. Juliette DESMONCEAUX

    6 octobre

    Bonjour,

    Je souhaiterais réaliser une interview d'Anto Cocagne, pourriez-vous me mettre en contact avec elle ?
    Vous pouvez me contacter par mail.

    Cordialement

  2. Fourna

    28 novembre

    Quelle Belle réussite Anto !
    Bravo et au plaisir de vous revoir sur Grenoble.
    Vous pouvez me contacter si vous voulez car j'aimerai bien avoir de vos nouvelles pouvoir échanger avec vous.
    Très cordialement,
    Eddy FOURNA
    Directeur Hôtel Lesdiguières - GRENOBLE

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